
Ma première réaction quand j'ai reçu le courriel m'invitant à me joindre à une table de
foodies à l'occasion du 19e anniversaire du restaurant
Buonanotte fut de regarder mon ordinateur d'un air dubitatif. D'un côté, je me souvenais des nombreux repas d'affaires que j'y avais avalé autrefois, alors que je travaillais dans une agence de la rue Saint-Laurent. De l'autre, j'imaginais les soirées où V.I.P. et jeunes filles en fleur arrosent la nuit à coup de vodka-canneberge. Pas trop ma
crowd. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Mais comme j'y avais toujours bien mangé, c'est avec curiosité que j'ai accepté l'invitation. Au menu? Neuf services dévorés par des convives heureux!
J'avais demandé à mon complice gourmand Éric, auteur du blogue
Fantaisie urbaine, de m'accompagner. Aussi à table, plusieurs de mes amies blogueuses. L'ambiance était joyeuse! On dévore des yeux le menu... qui est en italien. On a à peine le temps d'essayer de décoder le tout que le premier plat arrive, soit la f
occacia bianca con funghi e stracchino. On aime les champignons juteux et le fromage d'importation qui garnissent sa fine pâte croustillante.
Une belle crevette enrobée servie sur une mayonnaise de soja vient ensuite.
Troisième service et non le moindre, la
polpette di vitello con robiola e tartufo di patate, avec sa cachette truffée. Tout le monde pousse des gémissements de bonheur en goûtant le plat.
Ensuite, on tombe dans la charcuterie de luxe avec le
cotecchino di maiale con spuma di patate. La texture de la mousse de pommes de terre sur laquelle la viande est servie est hallucinante. Malheureusement, c'est un peu tiède. Servi dans une assiette chaude, le plat gagnerait une autre étoile.
Arrive ensuite sur la table un plat tout simple, mais ô combien réussi : les
spaghetti al pomodoro tardivo raro Travaglini. Préparé avec des tomates italiennes biologiques préservées dans l'eau de mer, les pâtes maison rayonnent sous la dent. On se pâme sur le pot de tomates!
Après les pâtes, le risotto au radicchio garni de fromage tête de moine.
Dans nos assiettes au service suivant, du poisson que le menu décrit comme
merluzzo nero con e patate al vapore e crema di pomodoro, un véritable bijou de plat. Si le poisson se mange sans faim, ce sont encore une fois les tomates, cette fois confites et servies sur un lit de chapelure noire, qui charment mes yeux comme mes papilles.
Et ça n'est pas fini! Le coup de théâtre final est un morceau de porcelet de lait servi avec des asperges, des pommes et des pommes de terre (oui, on a mangé beaucoup de patates ce soir-là) et accompagné d'une sauce aux arômes de caramel.
Massimo Lecas, partenaire principal, nous explique le plat.
Quand je parlais de finale, c'était sans compter le dessert. Celui au menu était un millefeuille de pommes joliment présenté et garni d'une feuille de menthe frite.
Surprise! Nous avons aussi eu droit à un tiramisu bien
fluffy, qui est disparu de son assiette en moins de deux minutes. Il faut dire qu'on comptait parmi les convives de véritables
freaks des desserts. (On ne nommera pas de noms!)
Que retenir de cette soirée? Que le Buonanotte est plus qu'une boîte de nuit. Comme nous l'a rappelé Massimo, les restaurant ne se transforme en
supper club que deux soirs pas semaine. Aux cuisines, le goût du frais et du bon fait le saut jusque dans nos assiettes. Et il est clair que si l'endroit est un des seuls survivants des beaux jours de la rue Saint-Laurent, victime de longs travaux et où plusieurs grands noms sont tombés, c'est avant tout parce que ses artisans aiment nourrir Montréal et le font très bien.
Buonanotte
3518 rue Saint-Laurent
info@buonanotte
514.848.0644