
Pour l'occasion, il avait revêtu des carreaux et un flasque dans son bas, pour un effet "mollet arrogant du Highland".


Sur la table nous attendait une panoplie de bouteilles en mode single malt, toutes plus alléchantes les unes que les autres.
Cragganmore 12 ans
Balvenie Vintage Cask 1970
Talisker 10 ans
Lagavulin 16 ans
Dun Eideann 18 ans
Glenronach 12 ans
Glenmorangie Quinta Ruban
Après une bière écossaise, des fromages du Québec, des tartelettes à l'oignon confit à l'érable et quelques galettes d'avoine (celles du Prince Charles!), nous étions prêts à commencer le voyage des sens. Christophe débute par un survol de l'histoire du Whisky et nous distribue nos documents et feuilles de notes de dégustation. Nous avions même la carte des distilleries par région au mur.






Fait amusant, une des sommités en matière de whisky est nommée Michael Jackson!

Premier whisky goûté : Dun Eideann 18 ans


D'une couleur légère et avec de subtiles notes de pain aux bananes, ce whisky a bien lancé le bal.
Deuxième bouteille : Craggamore 12 ans, ici présenté par la jolie Brigitte.


Plus discret, avec une robe ambrée et des notes d'épices, de thym, et de tourbe, ce whisky était joufflu et hivernal, comme une bouffée d'air de janvier. Vraiment intéressant.
Petite pause bouffe question de se ressaisir les papilles pour la suite. Nous avons eu droit à de merveilleux poissons fumés de la Gaspésie et une salade de mâche.
Et on continue! On ouvre le Glendronach 12 ans

Ce whisky m'a semblé plus robuste et gras, avec des notes de sherry (because les fûts) et une finale teintée de clou de girofle. Un des convives a déclaré que ça lui faisait penser au denstiste (mais positivement!). Nous étions tous d'accord, après avoir bien rigolé. C'est ce qui est agréable dans une dégustation du genre. On se sent à l'aise de décrire les goûts et impressions à notre manière, sans snobisme.
Pour la suite nous attendait le fameux Glenmorangie Quinta Ruban
D'un rosé un peu pêche, ce whisky vieilli dans des fûts de porto portugais en garde le profil. C'est comme des bonbons grillés sur le feu! Voilà un véritable whisky à servir au dessert. J'ai eu un gros coup de coeur pour ce produit.
Le troisième service est venu ensuite: de petits friands à la viande et aux légumes, et beaucoup d'eau!
Bon! Maintenant on passe aux bouteilles plus musclées! Le bouchon du Talisker 10 ans saute pour nous.
Au nez, ma première impression est une odeur de gouache (!) puis de tourbe et de tisons froids, comme le feu au matin d'une nuit de camping. En bouche, l'effet est très poivré, avec des notes d'iode et de tabac très agréables.
Avant-dernière bouteille : Lagavulin 16 ans.
Roux et élégant, ce whisky débordait de roc et d'océan, avec un effet fumé. Il était étonnamment sec et j'ai bien aimé.
Pour jouer avec nos sens, nous avons croqué quelques caramels au sel et du chocolat noir pour voir l'effet sur la saveur en bouche avec les divins liquides. Intéressant exercice!
Finalement, ce fut le tour du Balvénie Vintage Cask 1970, une bouteille que Christophe conservait précieusement pour une soirée comme celle-ci. Issu d'une production de seulement 310 bouteilles, ce produit se détaille aujourd'hui à plus de 2000$, alors on dit un gros merci à Christophe et on ouvre le tout!
Le Balvénie est une surprise dorée, avec des notes d'orange confite et de caramel et une finale fondante. Pour utiliser les mots de Christophe, c'est comme un gros sucre d'orge!
À la fin de la soirée, on sort le dé à vingt faces et on se sépare les bouteilles restantes au sort. Une petite prière rapide à mon grand-père pour qu'il m'accorde son soutien alors que je roule le dé m'aide à obtenir un 20 et je repars avec la bouteille de Glenmorangie Quinta Ruban!
Bon ok, c'est peut-être plus parce que j'ai joué à Donjons et Dragons pendant mes années de nerd que j'ai réussi ce coupe de théâtre.
Merci à Christophe pour cette soirée mémorable!








































