vendredi 30 mars 2007

Chevaux de bois : en piste !



Le néon Five Roses. La pinte de lait Guaranteed Pure Milk. Les balcons en fer forgés. Il y a de ces symboles et bâtiments urbains typiquement montréalais qu'il faut à mon avis préserver à tout prix. En explorant le site d'Héritage Montréal (lien dans la liste à droite), j'y ai découvert que le carrousel de La Ronde était menacé de disparition suite à l'achat du parc d'attraction par le groupe américains Six Flags il y a quelques années. Comme aucune précaution n'avait été prise dans la vente afin d'éviter que ne soit vendu ou démoli cet objet inestimable du patrimoine québécois, le carrousel se retrouvait dans les limbes. Oublié. Négligé.

Mon inquiétude fut de courte durée, car un ami qui travaille à La Ronde m'a informé quelques heures plus tard que le carrousel serait de retour cet été !

Voulant m'assurer qu'il ne sagissait pas d'une rumeur, j'ai fouillé le Web à la recherche d'une confirmation. Et tel que l'indique le communiqué suivant, y'a de quoi fêter.

Source : http://www.newswire.ca/en/releases/archive/March2007/15/c2899.html


Le plus vieux Carrousel galopant au monde est de retour à La Ronde!

Entièrement rénové, ce joyau du patrimoine montréalais sera réaménagé et mis en valeur sur le site de La Ronde dès le mois de mai 2007. Dans le cadre de son 40e anniversaire, La Ronde, de concert avec le siège social de Six Flags, redonnera vie au célèbre Carrousel antique.

Le Carrousel antique a été construit à Liège en Belgique en 1885. Il est acheté par les Américains en 1964 et installé à la foire internationale de New-York pour agrémenter la reconstitution historique du village belge. En 1966, la compagnie canadienne de l'exposition universelle de Montréal (CCEU) en fait l'acquisition pour l'installer au carrefour international de l'EXPO '67. Le carrousel a connu trois sites différents depuis son arrivée à Montréal. Durant l'EXPO '67, il fut installé au carrefour International à proximité du restaurant bavarois. En 1968, il est re-localisé dans "Le Monde des petits". Il fut de nouveau déplacé en 1984 pour la dernière fois, dans le secteur "La Petite Ronde". Abîmé par le temps et les intempéries, le carrousel fut retiré du site en 2002. Après de nombreuses évaluations, Six Flags décida de faire revivre cette richesse du patrimoine. Mark Shapiro, président et CEO de Six Flags, est très heureux de l'implication de l'entreprise dans la mise en valeur du Carrousel antique, symbole marquant de l'héritage montréalais.

A plusieurs reprises au cours des dernières années, la direction de La Ronde et l'organisme Héritage Montréal ont discuté de la possibilité de remettre en valeur le Carrousel antique. Après 5 ans et plus de 75M$ d'investissements, Six Flags a prit la décision de le restaurer tout en gardant précieusement son cachet d'antan. "Nous sommes fiers de célébrer cette année le 40e anniversaire de l'EXPO '67 et de La Ronde et nous nous réjouissons que la direction du parc prenne l'initiative de redonner aux montréalais ce bijou architectural", mentionne Dino Bumbaru, directeur des politiques à Héritage Montréal. "Cet objet de grande valeur contribue significativement au prestigieux patrimoine montréalais" précise t-il.

jeudi 29 mars 2007

Amen.


Avez-vous vu les ballons au carrefour de Pie-IX et Hochelaga? Et oui : le bazar de l'Église Saint-Jean-Baptiste de LaSalle a débuté aujourd'hui et se poursuit jusqu'à samedi soir. Au programme : vieux meubles, livres, vêtements, items pour la cuisine, vieux appareils électroniques et même un comptoir avec une gentille dame qui vous offrira des carrés aux Rice Crispies tout frais. Pour un dollar, vous courrez aussi la chance de gagner une cocotte en téflon !

À force de chercher, on trouve parfois la perle rare.


Il y a surtout beaucoup de vêtements et d'accessoire (j'ai acheté un joli collier), mais j'y ai vu des appareils électronique au look assez cool, comme des stéréos pour bobines à rubans (dans le sens de "reel to reel") qui, même si vous ne pourrez pas vous en servir pour écouter de la musique, habilleraient assez bien un coin d'étagère pour un look gogo-rétro.

Et si vous êtes en plein ménage du printemps et habitez le quartier, vous pouvez téléphoner aux gentils bénévoles de l'église qui se déplaceront chez vous pour ramasser les objets propres et encore récupérables dont vous voulez vous débarrasser, en vue de les vendre lors du prochain bazar.

mercredi 28 mars 2007

Toc toc toc visite Catherine et Mark

Quelques temps après avoir fait l'achat du triplex dont ils occupaient le rez-de-chaussée depuis quelques années, Catherine et Mark se lancèrent dans les grands travaux.

"J’aime vraiment mon quartier, le Plateau Mont-Royal" nous révèle Catherine. "C’est le quartier où je me sens le plus chez moi (et Dieu sait que j’en ai fait des quartiers à Montréal).  Je retrouve tout ce dont ma famille a besoin à deux coins de rue.  Les gens se connaissent, on se dit bonjour, on se parle, on se reconnait…  C’est tranquille, c’est familiale, il y a des arbres, un parc. Sans oublier la crèmerie du coin ! Je suis toujours triste quand elle ferme, mais tellement heureuse quand elle ouvre.  Ça confirme que le printemps est enfin arrivé et ça sent bon !  Pendant mon congé de maternité, je faisais tout à pied.  J’ai eu l’auto de ma mère pendant une semaine, et au final, elle à été plus encombrante qu’autre chose."

Située à deux pas du parc Laurier et de la boulangerie Le Fromentier, l'unité avait beaucoup de charme mais une cuisine peu pratique, une salle de bain rébarbative à toute tentative de relaxation et un manque d'accès à la cour arrière. L'arrivé du petit Thomas dans la vie des nouveau parents leur donnant sans doute une envie de créer pour leur fils un nid douillet, les travaux furent lancés.

La cuisine avant les travaux




Remarquez les nombreux défis typiques des cuisines des vieux immeubles montréalais: armoires de bois aux pentures désuètes, prélards aux motifs dignes d'un film d'Almodovar et manque flagrant d'espace de travail en comptoir. Un vrai désastre pour une fine cuisinière comme Catherine. Trois mois plus tard, et après avoir inversé l'emplacement de la cuisine et de la salle manger, et déplacé la salle de bain au centre de l'appartement, le résultat fut plus que convainquant. Admirez.





Nouveau comptoir, nouveaux murs, nouveaux éléctro-ménagers... Et la cuisine renait. Remarquez que le couple a conservé la porte d'origine du garde-manger, intégrant ainsi une touche d'authenticité au design actuel imaginé. Du côté de la salle de bain, les choses n'étaient guère plus roses.

Remarquez ces tuiles 3-D avec effets aquatiques.


La nouvelle salle de bain respire et invite à la détente.




Félicitations à Catherine et Mark pour ce projet réussi !

Quelques questions aux rénovateurs
Durée des travaux: Trois mois, de mars à mai 2006.
Budget : "28 000 $. Nous avons "busté" le budget, mais je ne vous révèle pas de combien" nous dit Catherine en riant.

Contracteur : "Ronald Desjardins - RORO pour les intimes. Après 3 mois, 5 jours sur 7, on commence à être un peu familiers !

Le plus gros défi rencontré :"Prendre les décisions. Une fois que la tuile est posée, disons que ça coûte bien cher l’enlever ! Être dans la saleté et la poussière pendant plus de deux mois, entendre les perceuses, les coups de marteaux à la journée longue, faire du camping dans le salon… Et tout ça, en congé de maternité avec un bébé de 2 mois !"

Si c'était à recommencer :"Je mettrais des planchers chauffants partout et non seulement dans la salle de bain.  C’est le bonheur. Quand tu arrives de dehors et que tes petits pieds sont froids, tu vas dans la salle de bain et c’est un moment de jouissance totale !"

Inspiration: Catherine nous dit "Pendant plusieurs mois, j’ai fait beaucoup de découpage dans les magazines comme Elle déco, Style at Home et House and Home. Je prenais les magazines qui m’étaient offerts gratuitement au travail. (Ça coûte cher, des magazines de déco !)  À la fin, j'ai réalisé que tout ce que j’avais mis dans mon livre d’idées avait à peu près le même style et c'est ce qui m'a servi d'inspiration."  

Ce qui vous plaît le plus suite aux rénovations : "Tout." nous dis Catherine. "C’est le jour et la nuit. Mais je pense que ce que je préfère, c’est la lumière qui entre dans la maison avec l’ajout de la porte patio à l’arrière dans la salle à manger et la fenêtre pleine à l’avant. (Les tulipes en vitrail sont parties, YEAH !)  J’adore cuisiner dans ma nouvelle cuisine, c’est le bonheur. Tout est à m’a portée.  Vous devriez me voir aller, je fais des 360° et je popote. On respire !"

mardi 27 mars 2007

Loft Biscuiterie - Phase 2

En revenant de notre visite à la Biscuiterie Viau dimanche dernier, nous nous sommes aperçus que la phase 2 du projet était maintenant ouverte au public. Située juste à côté de sa grande soeur, Loft Biscuiterie Phase 2 propose 78 lofts à structure de béton apparente, avec ces grandes fenêtres au look industriel que les Montréalais aiment tant, des plafonds surélevés et des planchers de bois naturel. Avec des prix débutant à 125 000 $ et des superficie variant entre 730 à 1 700 pi2, ces unités offrent le typique look du loft industriel.

J'imagine bien de jeunes profesionnels célibataires, artistes et autres individus aux habitudes de vie écleciques trouver leur bonheur entre les murs de ce nouveau projet. Pour l'instant, on ne retrouve sur son site Web que des bribes d'informations ("À venir" nous dit-on) et quelques plans. Le lien se retrouve à droite de cette page, dans une liste que je vais enrichir lors de visites futures d'autres projets immobiliers.

Seriez-vous capables de vivre dans un loft où tout est ouvert sauf la salle de bain ? J'aime l'espace et la lumière, mais il me semble que le manque d'intimité se ferait sentir lorsque les amis ou la famille débarquent pour quelques jours. Surtout que j'ai tendance à rire et parler en dormant. Mais ça, c'est pour un autre blog.

Pour ce qui est de la Phase 1, j'y suis retourné aujourd'hui et j'ai pris quelques photos de la salle de bain.



Dans le cas de mon unité, la tuile qui est sur les murs sera blanche. Remarquez ces grandes tuiles texturées sur le plancher et le mur vitré rendant inutile l'utilisation d'un rideau de douche. Brillant. Par contre, je ne suis pas très folle des genre de fioritures sur le côté du bain. Mais bon, c'est toujours mieux que l'espèce de cuve de fonte pourrie qui me sers actuellement de baignoire dans mon 6 1/2.

lundi 26 mars 2007

Quand c'est croche à la planche

Mon amie Josianne a récemment parlé dans son blog des planchers horriblement pentus du duplex qu'elle partage avec son copain Philippe. À leur arrivée dans leur nouveau logis, Josianne et Philippe se sont lancés dans de multiples travaux, dont la restauration du magnifique plancher de bois franc d'origine. Malheureusement, malgré ce succès cosmétique, l'angle assez sévère du plancher demeure car il en coûterait un prix exhorbitant pour remettre au niveau ce parquet ancien. Au fil du temps, Josianne est donc devenue une experte de la mise à niveau guerilla et peux évaluer à l'oeil sans se tromper le nombre de sous-verres de Guiness dont elle aura besoin pour "chimer" une bibliothèque ou table basse. Les planchers des appartements montréalais sont souvent un beau défi. Cette démonstration "schtroumfienne" croquée par Josianne en donne une bonne représentation:

Patte droite de la table à dîner de Josianne.


Patte gauche de la table de Josianne, 1,20 m plus loin


Incroyable, non ?

Les planchers ont souvent été un "dealbreaker" dans ma recherche d'appartement. Je me souviens d'un beau petit 4 1/2 qui avait tout pour plaire, mais avait du tapis dans la salle de bain (c'est qui l'génie qui a eu cette idée ?) et un plancher croche classique dans le reste de l'unité. Ouf.

Et vous, comment sont vos planchers ?

dimanche 25 mars 2007

matchy matchy



Moi j'aime ça quand ça "matche". Et parfois, ça fait de moi une freak. Du genre que je classe mes vêtements par ordre de couleur dans mon placard. Et que les produits dans ma pharmacie sont tous dans la même palette. C'est probablement pour ça que lorsque j'ai commencé à voir des images de bibliothèques dont les propriétaires avaient classés les livres par ordre de couleur dans mes groupes Flickr, j'ai eut comme un coup de coeur. Yé, un nouveau projet !

Je n'avais rien à faire hier soir en revenant de mes courses, alors je me suis attaquée à ma grosse bibliothèque Expedit Ikea, remplie à craquer de livres, objets de collections et autres ramasse-poussière. (Et oui mesdames et messieurs, je suis célibataire !)

Les vieux livres de Stephen King que je n'ai pas ouvert depuis le CEGEP ? Out !
Ces vinyls que je ne peut pas écouter parce que je n'ai pas de table tournante ? Chez l'bonhomme !
(Anyway, qui veut écouter des vinyls de Dead or Alive, j'vous le demande. Je n'ai gardé que ceux avec de belles pochettes.)

Après avoir vidé et frotté la bibli, c'était le temps de voir comment s'agencerait ce qui avait survécu au tsunami de ma rage de ménage. En passant, je vous recommande fortement de prendre un antihistaminique avant d'épousseter une bibliothèque. Ça évite les crises d'allergie ménagères.

Quelques heures plus tard (ok, j'ai peut-êre pris un break syndical ou deux) le face-lift était complet.



Ça respire. C'est beau. Ça me plait.
Même la créature extra-terrestre de Forbidden Planet semble appriécier sont nouveau spot près des livres bleus.

Ma cabane au Canada



C'est en fin de semaine que l'unité modèle du projet Biscuiterie Viau ouvrait ses portes. Il ne reste qu'une vingtaine d'unités à vendre sur plus de 180 et maintenant que les frileux qui ne voulaient pas acheter sur plans peuvent voir de visu le "look and feel" du projet, parions que ces dernièrs lofts s'envoleront rapidement. J'ai mis des photos dans un album Flickr portant le nom du projet. Vous pouvez les consulter en cliquant sur le lien qui est dans la liste à droite de cette page.

J'ai acheté mon unité en février dernier: un gros 1168 pieds carrés de bonheur en boîte. L'achat fut impulsif: j'allais juste jeter un coup d'oeil sur les plans et je suis ressortie de la roulotte Dickie Moore avec un rendez-vous pour signer les papiers de l'offre d'achat la semaine suivante. C'est la première fois que j'achète et l'idée de ne plus avoir a dealer avec l'idiot qui gère mon building me séduit plutôt. En plus, en jasant avec les responsables du projet, j'ai appris que certaines personnes qui n'avait acheté que pour faire de la spéculation avaient déjà des projets de revente de leur unité et que l'évaluation donnait déjà une hausse de +40 % aux unités.

Complètement malade.

En attendant, j'ai commencé le grand ménage du printemps et je me débarasse de tout ce que je ne souhaite pas déménager. Je vends beaucoup de trucs sur Craigslist, le célèbre site de petites annonces gratuites (lien à droite de cette page). Plus tôt aujourd'hui, j'ai vendu les dernières VHS qui traînaient sous la télé depuis des années. Je suis une ramasseuse née mais de plus en plus, je fais attention à ce que je laisse entrer chez moi. Il vient un temps où il faut mettre la nostalgie de côté et éliminer de notre vie ces objets qui ne font que pomper de l'énergie sans nous donner de plaisir en retour.

Écorniflons ensemble


















L'intro dit tout: bienvenue sur mon blog !

En tout premier lieu, je vous invite à m'écrire si vous souhaitez partager votre intérieur avec les lecteurs. Montréal est une ville où il fait bon vivre, mais où il n'est pas toujours évident de trouver un logis à notre goût et à bon prix. Qui n'a pas déjà fait la queue-leu-leu pour visiter un 6 1/2 sans chambre fermée ni entrée laveuse-sécheuse à 1500 $ par mois? Alors si vous avez trouvé la perle rare, partagez ça avec nous en m'envoyant quelques photos. Je publierai à chaque semaine ces visites guidées.

Ce blog servira aussi de boîte à outils où ranger astuces et bonnes adresses pour tout ce qui a trait au design d'ici, bricolage, rénovation, recyclage d'objet et de lieux, et tout le tralala.

Bon allez, il est trois heures du matin et le plancher de mon couloir est rempli de livres, que j'ai décidé de ranger en classant par ordre de couleur dans ma bibliothèque. Zzzzzzzzzzz